Rock

Filter Fauna ouvre un portail sur les péchés capitaux avec son nouvel album

Par Charles, le septembre 27, 2021 — musique, Rock — 3 minutes de lecture
Filter Fauna ouvre un portail sur les péchés capitaux avec son nouvel album

Chaque album en pensant à l’âme d’un artiste est un voyage introspectif, il est pensé avec un concept et cela s’exprime dans chaque chanson à travers une ligne narrative, mettant en place une histoire que seule la musique peut raconter ; comme ça c’est le premier album de Filtre Faune.

La plaque raconte le voyage du musicien dans un univers inspiré d’un célèbre poème de Dante Alighieri, où son alter ego énonce les péchés capitaux dans chaque composition.

Depuis 2018, l’album a commencé à être conçu comme un projet très personnel, avec des compositions conçues pour le concept précis, après s’être imaginé, créé et recréé, il est sorti en 2021. L’album de 40 minutes est, comme mentionné Filter : « Une satire, mais aussi une réflexion introspective sur les péchés capitaux. Je le prends de la Divine Comédie de Dante, du voyage au purgatoire, en fait, l’album est un voyage ».

Avec six ans d’expérience, le musicien a présenté plusieurs productions, dont un EP, des singles, des clips vidéo, des sessions live, des émissions de radio et des spectacles sur la scène nationale. Il y a quelque temps dans 44musique on vous parlait de lui, dès le lancement de « PPIIEELL », un single sorti en 2019.

Anderson Lucero a créé une identité artistique passionnante et viscérale avec Filter Fauna, une proposition de musique alternative basée dans la ville de Bogotá, mais avec des racines installées dans le sud du pays.

En sept tranches, les sept péchés capitaux sont décodés, en commençant par l’orgueil de « Voix, Angoisse et Feu », une fusion de rock indé psychédélique avec un peu de trap. Suivie par l’envie dans « Attraper froid », où un tourbillon de pensées et de sentiments face à une relation extraterrestre fait éclater ce sentiment. D’autre part, la colère se manifeste dans « Écarlate », le premier single connu en 2020 avec un son vintage et un clip vidéo rappelant les années 80.

La quatrième piste, « Paresse », représente le petit désir de répondre aux attentes des autres, accompagné de la cupidité qui trouve place dans « Esc », une collaboration lyrique avec le poète Mercurio Pez, d’Ipiales; un portrait du chaos ressenti face au vide intérieur après avoir tout cherché avec insistance.

La gourmandise et la luxure clôturent l’album, en « L’amour viscéral », au rythme de la cumbia, les excès sont abordés en coup d’un soir puis, avec « Viande », une coupe intime et sensuelle qui clôt le voyage de l’artiste à travers le purgatoire.

Dans ce processus d’introspection, il convient de mentionner que l’album a été enregistré, mixé et produit par l’artiste, avec le soutien de Sebastián Lopera dans le mastering et les conceptions de @ninapunlla et @tedecoca_.

Écoutez l’album complet ici :

Charles

Lorsque je n'écris pas d'article, je suis un compositeur et tromboniste qui crée de la musique pour les improvisateurs. Je suis par ailleurs actif dans le domaine des performances musicales en réseau depuis 2012 et a notamment joué, composé et coproduit des dizaines de concerts télématiques avec des collaborateurs en Amérique du Sud et du Nord, en Corée et en Europe.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre commentaire sera révisé par les administrateurs si besoin.